Une sélection de nos meilleures photos sera mise en ligne dans quelques jours.

Etape 3 : de Corte à Bastia – lundi 21 mai 2018

106 km – Dénivelé positif : 1 700 m. Une bande de joyeux cyclistes même pas fatigués, des conducteurs et conductrices attentionnés.

Aujourd’hui on va faire long pour donner des nouvelles de la dernière étape et tirer le bilan de ce formidable voyage. Parce qu’il y a des moments de vie qui marquent. Alors si vous avez un peu de temps…

D’abord un remerciement spécial au grand créateur architectural de cette merveille appelée la planète en général, l’île de Beauté en particulier, et le col du Bigorno que Georges avait eu l’excellente idée de sélectionner pour la dernière étape. Un col mais pas le seul. Nous avons escaladé cette petite merveille le matin, avant le café pris dans le tout petit village perché de Lento où nous sommes au cœur de la Corse dans toute sa beauté et son identité. Ce col représente la quintessence de ce qu’un cycliste digne de ce nom attend : de la difficulté avec des pentes redoutables mais aussi variées,  dans des panoramas somptueux, sur une route aux petits virolos charmants et dégagée de toute circulation. Cela a donné des ailes à tout le monde, et il en fallait car la première partie du col est très raide, la route étant parfois aussi inclinée que le cadre plongeant du vélo de Brice !

D’ailleurs, un cadre en carbone, un pédalier, deux roues, des freins, et même une selle pour les plus exigeants, une chaîne pour transmettre la puissance des bicylindres nerveux de deux jambes affûtées, une sortie avec un groupe formidable dans des paysages éblouissants, je pense que c’est une certaine idée du bonheur.

Les Rugissants s'approprient la route pour la pause café à Lento

Malheureusement il faut bien l’avouer, côté charcuterie corse, pour nombre d’entre nous en ce troisième jour, nous approchons de la dose létale. Et c’est alors que beaucoup ont une idée géniale : puisque continuer à en consommer serait une conduite suicidaire, puisque s’en passer serait risquer la dépression, pourquoi ne pas en acheter pour en ramener chez soi à consommer plus tard ? Et c’est ce qui explique pourquoi au retour sur le bateau, notre camion regorgeait de vélos… mais aussi de saucissons !

Côté mémoire, cela regorge de bons souvenirs, et nous nous quitterons à regret de retour sur le continent. On a même prévu de se revoir ! :-)

Après le col du Bigorno, longue descente vers Saint Florent, le Saint-Tropez corse, en esquissant au passage le désert des Agriates. Nature sauvage et rude, le regard porte loin et le paysage nous en met plein les mirettes ! 

Notre cher Patoche avec le sublime village de Lento en arrière plan

La pluie dans le dernier col n’a même pas réussi à ternir la fin de ce si beau voyage cycliste. Le rude col de Téghime qui après Saint-Florent à l’ouest monte jusqu’à Patrimonio et ses vignobles puis jusqu’au sommet en offrant (par beau temps) ces panoramas sur les deux côtés de la Corse et sur le cap Corse au nord, avec de dévaler jusqu’à Bastia à l’est, fut escaladé au cœur des nuages et du brouillard, par temps frais.

Alors que nous amorcions notre descente finale jusqu’à Bastia, André et Aurélie, sans doute sous pilote automatique, visent la lagune plutôt que la ville et perdent le groupe pour se poser sur une autre route, mais tout rentre dans l’ordre et nous retrouvons toutes nos ouailles sur le port. 

Françoise et le groupe dans le brouillard au sommet du col de Théghime

Restauration sur la belle et grande place de Bastia juste au-dessus du port puisque cela n’avait pas été possible à Saint-Florent où il faisait plutôt chaud mais où les nuages alentours nous attendaient pour sous peu se délester de leur cargaison d’eau fraîche. C’est l’heure du goûter, André abuse en prenant un macaron en plus de son café crème alors que la plupart d’entre nous se contentent modestement de pizzas, ou d’énormes hamburgers accompagnés de portions de frites copieuses, le tout accompagné d’un petit dessert et d’un peu d’alcool, bref juste histoire de fêter la fin du voyage mais sans excès, ce n’est pas notre genre. D’autant que notre estomac doit encore terminer le boulot avec un bon et copieux repas du soir sur le bateau avant… de rendre l’âme…

Mais non, un petit verre de l’amitié après le dîner dans le bar du bateau requinque. Un bateau surtout peuplé de légionnaires un peu inquiétants. 
Arrive le moment ou tout le monde regagne sa cabine. Il est minuit ou presque. Cela s’est-il bien passé dans les autres chambres ? En tout cas dans celle de Toto, Fafa, Juju et Lolo, ah oui c’est la mienne, il y avait encore une bonne heure de rigolade et quelques odeurs suspectes. Avouons-le, qui à part 4 garçons rompus de fatigue, dans une chambrée à la promiscuité bien réelle, pourraient rire comme des demeurés à la suite d’un concours de pets ? Même les grands esprits peuvent se bidonner de choses simples, Einstein a mis au point la théorie de la relativité mais dans l’intimité croyez-moi, quel déconneur !

Le repas du soir dans le bateau, ça tangue un peu mais on ne se laisse pas abattre pour autant !

Puis ce fut un court sommeil, sous gaz asphyxiants dans la cabine 8307, et sur le merveilleux Pascal Paoli, prononcez à la corse en traînant sur les syllabes et à la Marlon Brando dans le film le Parrain. Cet ancien car-ferries de feu de la SNCM est repeint en rouge flamboyant pour le compte de la Corsica Linea. Ce qui n’a pas changé ce sont les annonces au micro avec l’accent local qui nous enseignent deux choses : les bateaux ont une âme, et sur celui-ci, elle est corse.
Nous quittons Bastia le soir sous un bon crachin mais le cœur heureux, nous arrivons au petit matin à Marseille sous le ciel gris, un peu tristes de se quitter, mais remplis de ce qu’il y a de plus précieux dans la vie : des beaux souvenirs.

Texte de Loïc, mis en scène par Fabien avec le concours de tous pour les photos.

C’est maintenant l’heure des remerciements.

Les remerciements :

  • Un grand remerciement à toutes les filles du groupe. Nous avions 33 % de femmes dans le groupe, du jamais vu, et l’objectif de la parité semble comme pour l’assemblée nationale pas hors de portée. Toutes différentes et formidables, elles nous apportent tellement !
  • Un grand remerciement à tous les jeunes (filles et garçons), de plus en plus nombreux aussi dans le groupe et qui le font vivre avec enthousiasme
  • Un grand merci à tous, car voir des trentenaires, des quadras, des quinquas, et des plus de soixante ans réunis autour d'une même passion pour un sport et fonctionnant aussi bien ensemble dans un groupe de 27 personnes, excusez du peu, c’était un très grand moment !
  • Un grand merci à la Corse et ses paysages somptueux et aux Corses, accueillants et si savoureux. Ajoutons que le fait de partir et revenir en bateau, outre qu’il fait paraitre le voyage comme un moment d’agrément (nous avons eu des mers calmes) ajoute encore au charme de ce rendez-vous cycliste des Rugissants qui restera dans les annales !
  • Remerciement aussi pour la  femme de Thomas qui ne faisait pas partie du groupe mais nous a offert une belle trousse à pharmacie pour les petits bobos et aussi permis d’emporter un complément de vélos à notre camion en traversant avec sa voiture pour quelques jours de détente avec une amie
  • Un grand merci enfin aux deux âmes de ce groupe, Georges et Fabien : 
    • Georges a organisé l’essentiel de ce voyage, et son organisation remarquable digne d’un professionnel alors qu’il fait cela bénévolement et pour son et notre plaisir est formidable ! Il faut se rendre compte de tout ce qu’il y a à faire pour réussir un projet avec près d’une trentaine de personnes. Tout dans ce voyage a été pensé dans les moindres détails, de sa conception à sa réalisation, le résultat se devait d’être exceptionnel. Il le fût !
    • Fabien est la deuxième âme du groupe, toujours présent, as de l’organisation lui aussi, pourvoyeur insatiable de bonne humeur, attentif à tous, notre pépite !

Et maintenant le mot de chacun.

(dans le désordre) sur le voyage, précisons qu’aucun Rugissant n’a été maltraité pour obtenir des aveux (sauf pendant les cols…) :

  • Du petit Thomas, d’Aix en Provence, en vacances sportives en Corse : « Flamboyants, foudroyants, bienveillants, riants, festoyants et un peu bruyants, accueillants, pétillants, jamais fénéants et toujours partants, ainsi sont les Rugissants. Et c’est reparti pour 10 ans ! Long life to the Rugissants »
Merci Thomas, toi aussi tu nous as bien amusés. Ton humour qui déboule sans prévenir, comme toi parfois dans les descentes, n’a pas manqué de nous ravir.
  • De la nouvelle dans le groupe et charmante Florette : « Trop fière d’avoir roulé avec les Rugissants ! Vous êtes tous trop forts et géniaux et les parcours de Georges fabuleux ! Merci à tous »
Merci Florette de nous trouver géniaux, tu as très bon goût, et toute notre sympathie !
  • Du compagnon de Florette, le poète Jean Pierre (Bonnafoux, nous avons plusieurs Jean-Pierre dans le groupe) : « des graines de bonheur ont été plantées et les Rugissants ont fêté leur dix ans. Merci pour ce périple, pour vos sourires, pour vos accélérations »
Merci Jean-Pierre, nous aussi on t’aime, dois-je te faire remarquer que les accélérations, c’est parfois toi qui les provoque… :-)
  • Du merveilleux et inénarrable Serge : « dix ans, inoubliables, impensables, immanquables, imprenables, inoxydables ! »
Merci Sergio, ta bonne humeur permanente, tes petites gaffes, tes blagues, tes capacités physiques, y’a rien à jeter !
  • De Jean, mari de Karine, nouveau venu dans le groupe et qui ne lâche rien… mais est lâché par sa femme dans les côtes comme la plupart d’entre nous d’ailleurs : « un gros bravo pour l’organisation parfaite. Super ambiance, c’était pour moi à la fois la découverte de la Corse et des journées de vélo un peu plus dures, j’en garderai un souvenir inoubliable. »
Merci Jean, sans doute le moins entraîné de nous tous, mais quand on a le tempérament sportif…
  • De Karine, championne de VTT de niveau national alors excusez-nous simples mortels d’avoir du mal à la suivre dans les ascensions : « que du bonheur : bravo pour l’organisation et l’ambiance du groupe que je viens vraiment de découvrir. »
Merci Karine, un petit conseil cependant : dans les côtes, si tu pouvais monter un peu moins vite parfois…
  • D’André, ancien professionnel de la magistrature mais cycliste passionné avant tout : « un très beau parcours pour ces dix ans. L’ennui, c’est qu’on a aussi pris dix ans sur la tronche… et à nos âges… ? Mais le groupe est plein de nouvelles recrues qui vont poursuivre le travail des anciens pour l’éternité (enfin presque). Mais une chose est sûre, plein de bonnes choses sont encore à venir et tant que le Dédé aura un peu de jus dans les jambes, il sera des vôtres » 
Merci André, compagnon de bien belles et nombreuses routes, c’est toujours un vrai passionné. Par contre faut plus que tu repasses par-dessous la barrière de métro à Marseille. D’accord ton ticket était pourtant valable, d’accord il n’y avait personne au guichet pour t’expliquer, d’accord ce n’est pas ton genre, mais bon vis-à-vis des collègues… Et tu vois déjà les titres des journaux que tu adores lire ?  Quelle rigolade en tout cas ce moment ! Et tant d’autres.
  • De Matthieu, homme de plus de trente ans en paraissant la vingtaine : « je tiens à remercier toute l’équipe organisatrice des Rugissants, en particulier Georges et Fabien qui ont magnifiquement organisé un très beau week-end en Corse. ;-) Un grand merci d’avoir accueilli au sein du groupe une néophyte électrisée dans tous les sens du terme. :-). Bravo et longue vie aux Rugissants, plein de bonheur ! »
Merci Matthieu, comme tu parles bien de ta femme ! Électrisée de par son vélo, électrisée de par ce courant qui passe instantanément avec elle. Humour et performance sont au rendez-vous avec toi.
  • D’Aurélie, la femme de Matthieu, une nouvelle découverte qui a séduit tout le monde : « je suis ravie d’avoir enfin fait la connaissance des Rugissants ! Vous êtes un club génialissime et je ne suis pas prête de vous quitter ! :-). Vous m’avez acceptée telle que j’étais et je vous en remercie infiniment… J’ai vécu quatre jours extraordinaires à vos côtés. Et un spécial merci à Eliane, Georges et Fabien sans qui ce week-end fabuleux n’aurait pas existé ! Plein de bisous à tous les Rugissants. »
Merci Aurélie, nous aussi on est ravi d’avoir fait ta connaissance, au bout de quelques minutes avec toi on a l’impression de rire comme si on se connaissait depuis toujours, c’est à cela qu’on reconnait les belles personnes !
  • De Christophe, alias Mac Gyver, ce garçon sait tout faire, un condensé de ce qui se fait de mieux en sciences et techniques : « ma formation Tetris n’est pas complète. Il faut que je change de méthode pour placer encore plus de bagages dans le camion. Encore dix ans de formation avec les Rugissants et je serai au top ! P.S : cette année j’avais un défi qui était de ne plus jouer au Tetris avec des vélos… »
Merci Christophe, Tétriste d’avoir perdu…ton défi Tétris ? :-) En tout cas nous on est heureux de t’avoir.
  • De Mickaël, un triathlète qui a fait don aux Rugissants de sa belle partie vélo : « ravi d’avoir passé ces cinq jours dont trois à vélo avec vous ! Une organisation au top niveau ! Vraiment je suis impressionné. Dix ans déjà, ça y est j’ai le maillot. :-). J’espère que nous nous retrouverons pour les vingt ans. En tout cas merci, merci ! »
Merci Mickaël, nous t’apprécions à chaque fois que ta présence sportive divisée en trois sports te le permet.
  • De Jean-Luc, qui nous doit plus que la lumière, et qui nous le donne : « que du bonheur, bravo aux organisateurs, et surtout merci au chauffeur pour sa disponibilité et sa gentillesse. »
Merci Jean-Luc, et bien joué les compliments sur le chauffeur…qui est aussi ton épouse. :-)
  • D’Eliane, la femme de Jean-Luc, qui a la patience et le talent de suivre dans un véhicule du genre « encombrant », un peloton de cyclistes du genre « joyeux furieux » : « excellente organisation, parcours génial, bonne idée d’avoir choisi la Corse. Que du bonheur, même le temps était bien, pas trop chaud, pas trop froid. Moi le chauffeur je me suis régalée. L’équipe totale est super sympa. »
Merci Eliane, et si un jour les véhicules doivent devenir autonomes, les Rugissants garderont toujours un volant pour toi !
  • De Michel, tout en discrétion à terre, tout en pugnacité une fois en selle : « organisation top ! Ambiance top ! Parcours top ! Niveau top ! Que du bonheur. Rugir de plaisir pendant trois jours. »
Merci Michel, et toi ta gentillesse, sacrément top aussi ! Et vous remarquerez, Michel attend sa femme dans les montées, c’est chou, non ? En même temps il n’a pas à attendre longtemps, tellement Françoise grimpe les cols avec aisance !
  • De Françoise, la femme de Michel, discrète, sympathique, battante incroyable sur un vélo, toujours avec un mot gentil en dehors : « juste un mot : parfait ! Bon week-end de partage entre sportifs sur cette île de beauté… Merci ! »
Merci à Françoise et Michel, arrivés assez récemment chez les Rugissants, et qui font l’unanimité pour eux !
  • De Patrice, notre « Patoche », excellent compagnon de route sur le vélo et à l’étape : « super week-end de partage, à refaire. »
Merci Patoche, voilà une idée quelle est bonne !
  • De Cathy, qui fait du sport dans sa vie professionnelle, et qui après (ou avant) fait du sport pour se détendre : « quelle belle aventure, merci à nos supers organisateurs de belles balades pas toujours faciles. Et un super final comme un feu d’artifice… la pluie, le vent, le brouillard. Magique, ça ne pouvait pas se terminer autrement. Merci. »
Merci Cathy, toi la super bosseuse overbookée, nous sommes bien contents, tu as pu te libérer pour nous accompagner ! Avec grand plaisir. :-)
  • De Brice, au potentiel physique hors norme et à la gentillesse… hors norme : « un week-end en Corse avec les Rugissants enthousiasmant ! Dépaysement, sport et bonne humeur : tout ce que j’aime… P.S : Je soupçonne une coalition entre certains membres du groupe : Christophe attaque dans les cols du matin, et Fabien tente de m’achever dans les cols de l’après-midi. Comme diraient certains : c’est moche ! :-) »
Merci Brice, merveilleux Brice, mais comment ne pas comprendre que tu nous agaces tous avec ta force sur un vélo, tes muscles saillants, ton bronzage parfait, ta belle gueule. Si encore on pouvait te détester, mais impossible tellement tu es type sympa ! Alors c’est humain de te faire des trucs moches dans les cols… :-)
  • D’Isa, la femme de Brice, et son beau pendant féminin : « sportif, convivial, punch et vitalité. Vive les Rugissants en balade en Corse. »
Merci Isa, tes sifflets stridents pour nous protéger des automobilistes quand nous déboulons en descente, tu tiens à nous on dirait ? Sache qu’on tient à toi !
  • De Régis, l’homme tranquille et discret qui vit sa vie sur le vélo comme en dehors en étant tout simplement lui-même : « trois jours de pur bonheur ! Viva Corsica et viva les Rugissants. Il faut hélas déjà tourner la page et penser… au prochain voyage. »
Merci Régis, alors oui nous avons intégré définitivement que tes « Régissades » pour surprenantes qu’elles soient pour le commun des cyclistes, font partie intégrante de ton attachante personnalité.
  • De David, aussi « teigneux » sur sa selle que charmant en régime sans selle : « de belles balades, des paysages magnifiques, un groupe au top ; bref un super week-end ! Vivement le prochain »
Merci David, oui, vivement le prochain. Et avec toi bien sûr !
  • D’Emilie, depuis quelques mois seulement chez les Rugissants, fille lumineuse et une bien belle conquête du groupe, et d’un de ses membres en particulier… :-) : « en janvier, quand je suis arrivée dans la région et bien avant de connaître le groupe des Rugissants, Georges m’avait déjà inscrite au voyage en Corse. Après la première sortie avec le groupe, je me suis dit que je n’y arriverai jamais. Finalement, après quatre mois d’entrainement, j’ai pu profiter du voyage comme il se doit. J’ai passé un excellent séjour en Corse avec vous. »
Merci Emilie, tu brilles d’un vif éclat sur le vélo, comme en dehors.
  • De Julien, dit Juju le Grenoblois, ou encore le joyeux drille, le bout en train : « vous cherchez la meilleure manière d'occuper un weekend de 3 jours? Et bien je vais vous le dire: vous prenez une bande de joyeux lurons que vous emmenez rugir dans un cadre de rêve, vous y ajoutez des fous-rires en pagaille, du braquet musclé et de la bonne humeur encore et encore et paf vous avez trois jours qui passent à la vitesse de la lumière !! Un grand merci à tous pour votre bonne humeur et pour l'ambiance au top tout le long du voyage et un énoooorme merci aux organisateurs pour avoir tout géré depuis le début, on n'avait plus qu'à monter sur le vélo et profiter! Et merci à Fabien de me supporter depuis 4 ans maintenant, moi et ma conception très personnelle du temps qui s'écoule... !!! Normalement je fais le Tour du Mont Blanc le 21 juillet mais je n'ai pas les moyens physiques d'enchaîner le voyage du lundi au vendredi et enquiller les 8000m de déniv' du TMB le samedi... Mais j'ai passé un si bon moment avec vous que je reporte avec plaisir le TMB à une prochaine fois pour venir prendre une cure de fou-rire avec vous pendant le voyage ^^ Hâte d'y être!! »
Merci Julien, tes rires tonitruants permettent de te repérer où que tu sois dans l’espace, ton humour permanent distribue du bonheur autour de toi. Quel apport pour un groupe ! Reconnaissons toutefois qu’assez inexplicablement, tu ne vaux pas tripette à 5h30 du mat’. :-) Et apprends à ranger ta chambre, on dirait Fabien. Alors quand vous êtes tous les deux dans la mienne, quel bordel ! Et quel bonheur aussi !
  • De Liliane, la femme de Georges, charmante et souriante à tout instant : « ravie de ce week-end en Corse. De beaux paysages, un groupe super agréable, de bons moments, un peu de sport… Je garderai de très bons souvenirs. »
Merci Liliane, pour la première fois ce week-end nous avons eu l’honneur et l’avantage d’avoir non seulement le PDG des Rugissants mais aussi sa femme parmi nous. Privilège très apprécié !
  • Du jeune Fabien, sous contrat avec les Rugissants jusqu’en 2063, l’année de mon centenaire : « un week-end mémorable, je ne vois pas d'autre mot... Un mix idéal entre sport, convivialité et tourisme. J'ai l'impression d'être parti en vacances un mois ! Un immense merci à notre très très cher Georges, à Loïc, à Eliane, à Christophe et à vous toutes et vous tous qui avaient contribué à l'excellent déroulement de ce week-end. Je ne peux pas m'empêcher d'ajouter un mot sur le voyage de juillet pour lequel nous sommes à ce jour 10 inscrits sur la totalité de la semaine et certainement autant pour venir nous rejoindre sur quelques jours : venez nombreux, que du bonheur en perspective !!!  »
Merci Fabien, cheville ouvrière de ce groupe, talentueux grimpeur, soucieux de tous, drôle, on dit qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, mais toi oui ! Merci mon ami !
  • Et pour finir, la parole est au PDG des Rugissants, Georges : « quelle équipe ces Rugissants ! Toujours prêts à tout et dans la bonne humeur, toujours prêts à s’émerveiller et à affronter les parcours les plus exigeants. C’est un challenge pour organiser des événements dignes d’une équipe aussi formidable ! »
Merci Georges, ce groupe tu l’as créé, tu en es l’âme, quelle réussite !

Tout est dit.

C'est déjà fini... rendez-vous très bientôt, il y encore de nombreuses festivités pour les 10 ans des Rugissants, à commencer par le voyage de juillet !
 

Etape 2 : de Zonza à Corte – dimanche 20 mai 2018

135 km – Dénivelé positif : 2 400 m : 26 cyclistes fringants, 1 conductrice avisée.

Cette journée à travers la Corse montagneuse de l’intérieur fut encore une fort belle réussite. Georges nous avait concocté un parcours de toute beauté entre Zonza et Corte. Il n’a aucun mérite, la Corse, c’est beau partout ! :-)

La température était un peu fraîche, sauf à l’approche de Corte dans l’après-midi. Ciel bleu le matin, se couvrant fortement ensuite mais nous avons évité la pluie dans un positionnement géographique par satellite au poil.

Réveil à 6h30. A 8 heures, tout le monde était prêt pour le départ, enfin sauf Julien. Ce garçon n’est pas du matin. Le départ a donc lieu à 8h15, avec Julien à peu près correctement réveillé et habillé.

Julien n'est pas du matin...

Le parcours comportait de nombreuses difficultés, et le dernier col, le col de Sorba fut le plus beau de tous. Le premier était plus facile, mais offrait également de très jolis panoramas. Dans la descente, beaucoup de cochons corses roupillent au bord des routes, ou traversent parfois la chaussée juste devant nous, ce qui peut être dangereux en descente. D'autres cochons corses papotent entre eux, ou grignotent dans le groin un petit encas. Partisan d’un tourisme éclairé et éco-responsable, l’occasion était belle de s’arrêter un moment et d’engager une  conversation pour en savoir plus sur la vie du cochon local :
- salut, je me présente, je suis un des bras droits de Georges, le PDG des Rugissants, notre guide suprême.
- plusieurs bras droits, cet homme est mal fichu, a dit un cochon brun, sans que je sache très bien si c’était du lard ou du cochon.
Malgré tout, nous avons rapidement sympathisé et poursuivi l’échange, axé sur une philosophie de haute volée. Une chose me préoccupait :
- c’est quoi pour vous, une vie réussie ?
- la vie au grand air principalement, beaucoup de siestes, des glands à bouffer, et le tout dans des paysages pas dégueux !
- exactement comme nous, enfin sauf pour la sieste et les glands ! 
- elle est pas belle la vie ?
- tout à fait. Enfin malheureusement pour vous, cela se gâte sur la fin, vous finissez dans notre assiette… A ce propos, je tenais à vous présenter mes excuses, au nom de toute l’équipe des Rugissants en tournée, des gars et des filles très bien mais qui raffolent du cochon corse.
- oh, ne vous inquiétez pas pour nous, on est là pour la déco, dans les assiettes c’est souvent du cochon chinois. Enfin, sauf si vous connaissez les bonnes adresses !
- Georges les connait !
- alors là, il est possible que vous ayez mangé un de mes cousins.
- délicieux ! Euh, je veux dire, désolé…
Avant de repartir, une femelle cochon est venue me voir pour me faire culpabiliser encore un peu plus :
- dites, on pourrait vous accuser de mise en danger de la vie des truies…
Pas faux. J’en ai aussitôt parlé à Serge, qui a été le seul à tremper un sandwich de charcuterie corse dans son café à la pause du matin … Serge a une éthique, sauf quand il a faim.
Les Rugissants en tournée, ce n’est pas que du sport et de la bouffe, ce serait trop réducteur. Il y a aussi la télé pour regarder l’arrivée d’étape du Giro, enfin pour les mecs. Comme les coureurs du tour d’Italie arrivent toujours après nous, c’est donc qu’ils doivent rouler moins vite ! Et puis chez nous aussi, il y a cette saine rivalité dans les cols, ce goût immodéré de la compétition, cette rage de vaincre. Ainsi en haut du premier col, Fabien fait une photo avec 4 de nos filles. Aussitôt, Régis surenchérit et en fait une avec 6 filles ! Sergio se lance dans la compétition mais ne peut qu’égaler ce score. Et normalement moi ce soir, je dois en faire une avec toutes les filles. Si, c’est Emilie qui me l’a promis.

Le groupe au sommet du col de la Vaccia

En matière de lutte fratricide et fraternelle, le dernier col (de Sorba) est férocement disputé entre Fabien et Brice. Fabien l’emporte, mais seulement au sprint, dans les derniers hectomètres. Pour info, ils réalisent le deuxième temps Strava de l’année. Et Karine fait meilleur temps féminin enregistré dans ce col. Bravo à eux ! Tout le monde arrive ensuite progressivement et toujours courageusement, le vélo est un sport difficile, mais pratiqué comme nous dans un groupe très sympa et avec un choix des décors toujours finement travaillé en amont.

Le village de Ghisoni au pied du col de Sorba

Vers 14 heures, dans la descente du dernier col, nous prenons une solide collation à base de fromage corse (aucun animal n’a été maltraité pendant le masticage), de salade pour le côté diététique et notre goût viscéral du végétal. Soyons franc, il faut bien l’avouer, il y avait aussi de la charcuterie. Il me semble même avoir reconnu dans les assiettes un cochon croisé le matin, mais tout le monde a fait comme si on ne le connaissait pas pour rester en paix avec sa conscience. C’est moche !

Ensuite, de bien belles petites routes encore pour gagner Corte, terme de notre étape du jour. Autour, les montagnes sont encore un peu enneigées au sommet, et l’eau dévale dans les torrents à vive allure ou en cascade. A Corte, nous partageons l’hôtel avec un groupe de cyclistes d’Eguilles, le monde est petit. 

Un grand bravo à tous les participants pour leur forme et leur convivialité intacte même quand la fatigue commence à se faire sentir. Nous avons partagé de beaux moments, quelques souffrances de sportifs évidemment aussi.

Demain la prévision météo n’est pas excellente, mais Fabien est confiant ! On va faire confiance au jeune…

De toute façon, il faudra bien rallier Bastia, Georges a commandé un bateau pour nous le soir dans l'optique de rentrer à Marseille. Je lui ai proposé de privatiser la barcasse, mais vous connaissez Georges, il m’a fait sa réponse habituelle :
- Hors budget !
  Dommage, ça aurait eu de la gueule pour le final.

Texte de Loïc, mis en scène par Fabien, avec le concours de nos nombreux photographes.


Etape 1 : de Porto-Vecchio à Zonza – samedi  19 mai 2018

85 km – Dénivelé positif : 1 800 m :  26 cyclistes.

Avec chez les filles : Aurélie et Liliane en vélos électrique, Eliane au volant du camion, Cathy, Florette, Isa, Karine, Françoise, Emilie.
Avec chez les garçons : André, Brice, Christophe A., David, Georges, Fabien, Jean, Jean-Luc, Jean-Pierre B., Julien, Loïc, Matthieu, Mickaël, Michel, Patrice, Régis, Serge L., Thomas

Nous avons passé une très belle journée. La Corse ne s’appelle pas l’Ile de Beauté pour rien ! Mais en fait tout avait commencé hier.
A 14 heures, nous étions tous au départ d’Aix en Provence avec à disposition un monospace (juste pour le transfert jusqu’en Corse) et un camion de location, le tout pour charger 26 vélos et divers matériels. Thomas en met 8 dans son monospace (5 dedans et 3 dehors) et notre 2e as du rangement, Christophe alias Mac Gyver en loge 18 dans le camion ! Du coup j’ai appelé Christian Prudhomme qui tient une petite entreprise concurrente de celle de Georges et Fabien (le Tour de France) et qui a toutes les peines du monde à loger tout son barnum dans deux cent camions. Et il m’a dit tout de suite qu’il prendrait volontiers nos deux experts pour ranger cet été. Un petit job d’été sympa. En même temps je ne suis pas surpris, les deux gars travaillent chez ST Microélectronic. Et au fond c’est quoi leur job ? Ranger des milliards de puces (consentantes) sur un minuscule carré de silicium.

On part donc pour Marseille en bus puis pour le port en métro, on adore tout ce qui roule ! J’avais demandé à Georges notre PDG de descendre en hélico pour le côté flamboyant, mais il avait estimé que c’était hors budget. Faut vraiment qu’on travaille sur les sponsors !
Vers 17 heures nous sommes tous à bord du bateau. Certains ont un peu de mal à repérer la proue et poupe. On leur explique que c’est l’avant et l’arrière du navire. Mais certains ont encore du mal. Sur le pont supérieur Brice, presque nu, bronze avec ses gros muscles apparents. On frôle l’émeute !
18 heures, c’est le départ. Rotation du bateau sur lui-même, quitte à risquer d’emboutir un confrère, ça risque de coûter bonbon en assurance. Repas à bord, convivial. Le capitaine nous annonce qu’on arrivera à Porto-Vecchio le lendemain à 8 heures.

En tant que 2e bras droit de Georges, je demande un entretien avec le capitaine pour lui demander s’il ne pourrait pas mettre un peu les watts pour qu’on arrive plus tôt. Je suis aimablement reçu par un très haut gradé à bord, le barman je crois. Inutile d’insister.

Petit briefing après le dîner par nos formidables organisateurs qui ont calé une organisation remarquable, il faut le faire à 27 personnes ! Chapeau. Un bémol cependant, pour la nuit on avait souhaité des cabines avec vue mer et transat, mais Georges a estimé que c’était… hors budget. Je me suis retrouvé dans une cabine de quatre, que des mecs en plus, et même pas un hublot ! Et on entend bien le moteur, enfin jusqu’à ce que les polyphonies corses des ronfleurs amènent à regretter… le bruit du moteur. Sans vouloir balancer, Jean-Pierre se reconnaîtra.
Du coup, lever à 5 heures, peu de monde sur le pont, voire personne. Les jeunes du groupe, si prompts à être en tête dans les cols sont moins présents à cette heure matinale. Au lever du soleil, nous avons un décor de rêve entre les bouches de Bonifacio et les iles Lavezzi d’un côté, la Sardaigne de l’autre.

Après le débarquement à Porto-Vecchio, tout le monde est en tenue avec les magnifiques nouveaux maillots conçus par notre équipe design de choc, Thomas et Bruce (ce dernier absent en Corse). Il faut encore remonter nos vélos nous-mêmes, on aurait pu embaucher une équipe de mécanos mais Georges… enfin vous m’avez compris.  
Premier départ, sans doute fictif, car arrêt après 324 mètres… C’était pour faire la photo de départ. Deuxième segment beaucoup plus coriace puisqu’arrêt seulement au bout de 775 mètres pour remplir des bidons d’eau cette fois. Mais après on a fait 40 kilomètres d’un coup, ça fait du bien. Ces bornes sont très plates et en bord de mer, pour tout dire il y a même un col répertorié qui doit être le plus bas de France avec… 29 mètres d’altitude.  Bizarrement une accélération soudaine du peloton se produit, hors officiellement seuls Georges, Liliane et Aurélie sont équipés d’assistance électrique.

La café sur le port de Solenzara

Après le café nous passons de la mer à la montagne, et d’eaux turquoises aux roches porphyres. Le paysage est exceptionnel. Les Allemands qui viennent  dans la région avec bagnoles et camping-cars l’ont compris. Mais ils doublent avec courtoisie, ce qui leur a un peu manqué en 40 pour que les Français les apprécient. Et puis la circulation est beaucoup plus réduite en montagne que sur la route du bord de mer. Une route magnifique avec un col de difficulté moyenne, le col de Larone, puis le très difficile col de Bavella, monté en leaders par Brice et Fabien.

Les nouveaux maillots, les aiguilles de Bavella en vue... what else ?

Repas en haut du col, que le cochon corse est bon ! Et la polenta aussi ! Et la tarte à la châtaigne, pas mal…

Le groupe au sommet du col de Bavella

De toute façon, il nous reste juste une descente de col pour rejoindre l’hôtel au petit village de Zonza, dans la montagne encore. Malheureusement le temps a changé, de la pluie froide, et nos vélos et belles tenues neuves sont un peu crottés…
Dédé ayant nettoyé son vélo jusqu’à ce qu’il soit de nouveau rutilant, on lui propose de nettoyer aussi les nôtres mais il décline inexplicablement l’invitation.
Disons-le, encore une bien belle journée.

Un grand merci aussi à Eliane qui est la seule qui ne fasse pas de vélo et qui conduit notre camion comme une chef !

A demain pour la plus grosse étape, exclusivement en montagne.

Texte de Loïc, mise en page de Fabien, images de Fabien, Serge et Thomas.