9 juin: Le 200km des Rugissants à la Montagne de Lure.




Le résumé :

205 kilomètres, 2 700 m de dénivelé positif

16 participants plein d’entrain sur la totalité du parcours, dans l’ordre alphabétique :
André J., Bruno, Emilie, Fabien, François, Françoise, Karine, Jean-Claude, Jean-Luc (au départ de St-Julien), Jean-Pierre Bonnafoux & Jean-Pierre Bonnet, Loïc, Michel, Mickaël, Patrice, Régis.

Et en « guest stars » :
3 filles : Isa, Cathy et Karen jusqu’à Oraison
2 garçons : Alain B. et Eric - les gars du P.A.T :Plaisir Avant Tout ;-) - pour l’ascension de la montagne de Lure

Météo : temps assez beau dans l’ensemble, brumes matinales persistantes toutefois, nuageux sur la montagne de Lure, grand beau temps pour le retour. 26° au max.

Long parcours de qualité avec une belle ascension

Nous savions que le parcours serait difficile. Toutefois, le transfert automobile d’Aix à Pertuis, soit une trentaine de kilomètres sans difficulté a priori, fut néanmoins compliqué pour Karine qui rate la sortie d’autoroute pour Pertuis et double ainsi le kilométrage. Mais bon, elle nous rejoint pour l’heure du départ, comme prévu à 7h précise (7h07 à ma montre…) le temps que tout le monde finisse de se pomponner.

Aujourd’hui le plat du jour c’était la montagne de Lure par la face nord mais on devait prendre le menu complet avec l’entrée (100 km pour atteindre le pied de l’ascension) et le dessert (60 km à bloc après un repas léger comme nous les aimons). 
50 km pour un café, 140 et une grosse ascension pour avoir droit à un repas, un forfait de 200 km pour avoir droit de rentrer chez soi : les tarifs du jour étaient salés !

205 kilomètres c’est long, mieux vaut être en très bonne condition. Heureusement bonne forme de la plupart des membres, surtout les membres inférieurs… Avoir de bonnes jambes c’est la base, un bon mental c’est aussi souhaitable car ça peut piquer un peu par moment !

Brumes matinales tenaces dans la vallée de la Durance, quasiment sur les 50 premiers kilomètres jusqu’au café pris à Oraison.

Le café à Oraison !

Quelques départs de filles (3) après Oraison et des arrivées de garçons (2) avant Sisteron. 16 gars et filles constituent le noyau dur pour cette journée.
Nous passons au pied des pénitents des Mées, le village devant sa notoriété aux rochers étroits et spectaculaires qui se dressent en alignements sur plus de 100 mètres de haut. Après on enchaîne sur une route de transition, assez riche en circulation jusqu’à la proximité de Sisteron. Nous bifurquons sur la gauche pour retrouver le calme campagnard et la belle vallée du Jabron. 

C’est au pied du mur qu’on voit le maçon, mais c’est au pied de la montagne que l’on voit le cycliste. Certains choisissent de partir vite pour…en finir rapidement. C’est une option pertinente sauf si l’on présume de ses forces. Il y aura donc quelques performances variées dans cette belle grimpette de la montagne de Lure. La petite sœur du Ventoux est un peu plus douce que lui sur les pourcentages de pente mais tout aussi longue (26 kilomètres), elle monte légèrement moins haut (1740 m contre 1909 m), elle est aussi moins fréquentée et mythique mais gagne à être connue… enfin chacun jugera selon son état de forme. 

Michel content d'en finir avec les 26 kilomètres de montée !

Contrairement au Ventoux, le revêtement de la route très granuleux rajoute de la difficulté. Belle performance de Fabien, Michel et Karine au sommet, trio de tête au sommet.

Le groupe au sommet

Gravillons sur le premier quart de la descente, histoire d’essayer de faire chuter les cyclistes, on est habitué aux blagues des services de l’équipement…
A Saint-Etienne les Orgues, c’est l’heure du repas. Nous y passons pas mal de temps, les restaurateurs sont très sympathiques mais un peu débordés.En plus de cela, Emilie, certainement pour se rendre intéressante, découvre que son vélo est crevé à l’arrière… au moment de repartir. Elle contacte aussitôt son staff d’assistance, en l’occurrence Michel et Jean-Pierre Bonnafoux sur le coup, qui changent rapidement la chambre à air (merci à eux !).
A bloc pour la reprise postprandiale, d’abord grâce à de longues portions de faux plats descendants puis tout simplement parce que le peloton a trouvé son second souffle (27 km/h de moyenne sur l’ensemble du parcours).

Le cœur du cycliste doit parfois prendre des décisions difficiles. Qui irriguer en priorité ? Le tube digestif est demandeur après le repas, les jambes aussi à cause de l’effort réclamé, du coup le cerveau est laissé un peu à l’abandon ! L’avantage c’est que cela nous évite de penser qu’il reste encore 60 kilomètres à faire…
Peu avant Grambois, chute spectaculaire de Régis au sein du peloton qui glisse sur le rebord de la chaussée en forte pente. Le fossé profond avec un matelas d’herbes évitent des conséquences graves. Les contusions sont cependant sévères et Régis ne peut continuer. Le groupe s’occupe de lui. Merci aussi à François de l’avoir récupéré en voiture pour le ramener chez lui et à Fred Garcia, autre brillant cycliste qui se trouvait sur une course cycliste cet après-midi et passait par là avec sa camionnette.
Nous finissons en calmant le jeu sur les 20 derniers kilomètres.

Texte de Loïc complété par Fabien.
Mise en images par Fabien.

La liste des participants :

16 participants pour les 200 km : André J., Bruno, Emilie, Fabien, François, Françoise, Karine, Jean-Claude, Jean-Luc (au départ de St-Julien), Jean-Pierre Bonnafoux & Jean-Pierre Bonnet, Loïc, Michel, Mickaël, Patrice, Régis.

3 filles : Isa, Cathy et Karen jusqu’à Oraison
Alain B. et Eric pour l’ascension de la montagne de Lure

Le groupe à Oraison