10 mai: Les Préalpes d'Azur



Le résumé

105 kilomètres, 2 100 m de dénivelé positif.

Météo : temps mitigé, frais pour la saison mais sec malgré les nuages parfois menaçants.

Une très belle sortie spéciale sur un parcours magnifique concocté par Fabien, malheureusement deux chutes à déplorer.

Sur un tel parcours, impossible d’être malheureux, trop de belles choses à contempler ! A tel point qu’on aurait bien fait deux tours mais à la fin du premier, il y en a un du groupe qui a hurlé " à table !". C’est ce qu’on a fait, c’est bien aussi.

Nous avons fait une boucle autour de Grasse, avec élégance dirons-nous.  Les routes ont oscillé entre belles (pour les plus moches) et magnifiques (pour les plus belles). Au départ du lac de Saint-Cassien, la météo était très incertaine mais les plus optimistes avaient raison. Il faut toujours se fier aux optimistes, soit ils voient justes, soit ils font du bien. Les averses, les orages, nous avons tout contourné avec talent et un peu de bol, seule une certaine fraîcheur s’est faite sentir dans les descentes. Ce que nous n’avons pas contourné ce sont les difficultés car le parcours était relevé. Retenons en particulier les pourcentages du col du Tanneron à la fin du parcours et les amples et jolis lacets du col de Ferrier. Ce lieu est idéal pour le cycliste qui regardant vers le bas peut mesurer sa magnificence en contemplant ses confrères en difficulté dans le lacet du dessous.C’est également un lieu parfait pour que d’un regard vers le haut il mesure aussi ses insuffisances en s’agaçant à la vue de ses confrères virevoltants dans le lacet du dessus…

Un peloton racé, des corps affûtés, les Rugissants en tournée quoi ! A noter encore une fois la forme olympique des filles, on se tue à le répéter.
Au départ on a bien failli aussi en laisser un de côté, en l’occurrence André qui a changé ses roues la veille pour choisir un équipement mieux adapté à la moyenne montagne mais a oublié le serrage de sa roue avant. Fort heureusement, il en trouve un autre dans tout le matériel qu’il charrie avec lui, André est un passionné. Mais quand on connait la suite de l’histoire, on se dit que ce n’était décidément pas son jour. 

Nous avons fait une mise en route en côte à froid, mais cela s’est bien passé, et une fois n’est pas coutume, le café de pré-sortie a dû attendre que nous rejoignons le village perché de Montauroux, au kilomètre 6. Sur la terrasse du bar, j’entends un gars du coin dire admiratif à son collègue, en regardant les inscriptions sur nos maillots : "Vé, ils sont venus d’Aix, c’est pas à côté ! ". Dans ce cas de figure inutile de nuire à notre légende en disant que nos voitures sont garées 6 kilomètres plus bas…
Cette sortie est d’ailleurs très spéciale, nous prenons le café après le départ et nous mangerons… avant l’arrivée. Non Fabien n’avait pas bu avant de faire le parcours, c’est juste que nous sommes partis d’un lieu un peu paumé.

Café !

24 cafés et 6 verres d’eau plus tard, nous enfourchons de nouveau nos vélos. Cela monte sans grand répit sur les quarante premiers kilomètres, mais les jolis paysages sont une motivation complémentaire du goût de l’effort dans la bonne humeur qui nous réunit tous. 

André à qui nous souhaitons un prompt rétablissement dans la montée de Saint-Cézaire

Autour du plateau de Caussols, la route devient une splendeur, serpentant dans un dédale chaotique de rochers pendant une dizaine de kilomètres. Bruce nous choisit un coin somptueux pour la photo de groupe. Fabien place son appareil avec retardateur sur un rocher et fait un cadrage magnifique. Tout le groupe occupe le champ de vision, comme vous pouvez le constater la photo est très réussie, seul problème : difficile de distinguer le paysage…

Le groupe au plateau de Coussols

Dans les montées, Brice qui a perdu des kilos (beaucoup trop au goût des autres) vole littéralement, Fabien qui aimerait en perdre (trop selon moi) est malgré tout bien saignant, Damien et Bruce en tant que contrôleurs aériens prennent de l’altitude avec célérité, Karine est indécrochable, Sébastien et Cédric complètent le groupe de tête, et l’ensemble du peloton s’étage en harmonie. Si en hiver les niveaux des gars et des filles du groupe sont assez disparates, là tout le monde est sacrément affûté. Le printemps est donc dans les corps même s’il est un peu absent dans le ciel. 

Le surprenant plateau de Coussols

Nous basculons en descente pour plus de 20 kilomètres de bonheur, au passage le village de Gourdon nous offre en panorama gratuit son site d’exception. La France c’est une splendeur, profitons-en ! Malheureusement, en fin de descente une première chute, celle de Régis suite à un coupe-vent mal enfoncé dans sa poche qui s’envole et vient se prendre dans sa roue arrière. Une bonne glissade sur le bitume, de grosses écorchures, un peu de sang, mais heureusement rien de trop grave. Il repart avec le peloton. 
Plus tard et avant d’aborder la dernière ascension (le Tanneron), nous traversons Mouans-Sartoux. A un passage à niveau, il s’avère qu’il y a un grand jour entre deux traverses de rail, pas facile à voir en peloton. Si la situation ne présente pas de danger pour une voiture ou une moto, c’est un terrible piège à cyclistes avec nos pneus d’à peine 2 cm de diamètre ! André en fait les frais, et plante sa roue avant dans ce trou profond qui lui bloque instantanément le vélo. C’est la chute par l’avant aussi brutale qu’imparable, il heurte violemment du visage la chaussée. En sang, lèvre supérieure entaillée nécessitant une suture et inquiet aussi pour ses dents, nous devons appeler les pompiers pour l’évacuer. Heureusement pas de commotion cérébrale. Le vélo est aussi bien endommagé. La SNCF, la police municipale (ou nous voulons laisser provisoirement le vélo d’André) sont au courant du danger et pourtant… Apparemment André n’est pas la première victime cycliste dans le coin ! A noter que la police ne veut pas garder le vélo d’André, heureusement le club bouliste local sera plus sympa.
André va bien heureusement, finalement ramené aux Urgences à Aix par Bruce car à l’hôpital de Grasse en ce jour férié il y serait resté coincé jusqu’à 8 heures du soir…
Georges se charge de récupérer le vélo d’André.

Nous faisons un sport magnifique mais la chute trotte toujours un peu dans la tête de chacun. Mais pour André la seule imprudence a été du côté de … la SNCF.
Nous finissons sur cette note fâcheuse non sans avoir escaladé pour finir le difficile col du Tanneron avant la restauration au sommet. 

Les voyageurs Serge et Patrice à l'attaque dans le Tanneron !

Au repas Fabien prend la bonne résolution de ne plus manger la mie du pain pour retrouver son poids de forme, mie de pain qu’on voudrait bien donner à Brice pour qu’il monte moins vite dans les côtes, malheureusement celui-ci n’a pas pu rester au repas. Enfin, on a mis le pain de côté, au cas où, Brice tu viens le chercher quand tu veux…

A table !

Et dire que dans 8 jours, c’est déjà l’expédition en Corse du week-end de Pentecôte, on va encore se régaler !

Texte de Loïc complété par Fabien.
Mise en images par Fabien avec le concours des photos prises par Bruce, Damien et Régis.                                                                                              

La liste des participants

23 participants enthousiastes, dans l’ordre alphabétique :

Chez les filles : Cathy / Emilie / Françoise / Isabelle / Karine 

Chez les garçons :  André / Brice / Bruce / Cédric / Damien / David / Fabien / François B. / Georges / Grégory D. / Jean / Jean-Pierre B. /  Loïc / Michel / Patrice / Régis / Sébastien / Serge L.

Le groupe au complet sur le plateau de Coussols