La ville de Collioure

6e étape : Molitg-les-Bains - Perpignan  147 km   /   D + : 1600 m

Météo : temps nuageux puis belles éclaircies, températures entre 25 et 30°, vent favorable puis tramontane assez forte défavorable

Avec la participation de 15 Rugissant(e)s :  Aurélie / Emilie / Karine / André / Bruno / Damien / Fabien / François /  Jean-Luc / Julien / Loïc  / Mathieu/ Patrice  /  Serge / Thomas

En pays catalan

Pour conclure ce périple de 820 kilomètres, nous avons exploré dans cette 6e étape le pays catalan. Un départ de 20 kilomètres en descente c’est toujours agréable. La température s’est réchauffée par rapport à la veille, autre élément positif. Nous sommes dans l’arrière-pays catalan et allons gagner la mer sur la côte vermeille. Au bout de la descente il faut franchir un premier col qui monte sur 20 kilomètres, lui aussi. 

Patoche avec la Côte Vermeille en arrière plan : superbe !

La route est belle et les pourcentages modérés mais tout le monde est décidé à donner son maximum, ce qui rend cette montée très intense. Nous regroupons ensuite les troupes qui étaient éparpillées et c’est la descente vers Argelès-sur-mer ou nous laissons le camion pour partir tous ensemble dans une boucle de 40 kilomètres entre Collioure, le joyau de la côte vermeille, et Banyuls où aura lieu la pause de midi face à la mer. 

Loïc avec Banulys en contre-bas. Un immense merci à notre inestimable narrateur pour son sens de la formule, son altruisme, son sens de l'organisation, sa bonne humeur permanente et son guidage (presque) parfait !

Dans cette boucle nous empruntons à l’aller le chemin de la tour Madeloc, une route qui passe par les crêtes au-dessus de la côte. Les panoramas sont splendides, les pourcentages de pente aussi, on se régale.

La très belle descente vers la côte Vermeille

Retour par la côte, Banyuls (bien), Port-Vendres (très bien), Collioure (superbe), Argelès-sur-mer (moche), Saint-Cyprien (très moche) puis nous rejoignons Perpignan, contrariés par une tramontane puissante qui oblige à relayer et heureux d’un périple magnifique entre océan Atlantique et mer Méditerranée à travers la chaîne de montagnes des Pyrénées.

Le Pays Basque (au départ) est si différent du Pays Catalan exploré aujourd’hui, et pourtant que de beaux endroits dans les deux cas. Entre les deux la haute montagne pyrénéenne, on peut dire que ce coin de France, comme tellement d’autres, est d’une grande beauté.

Demain lundi le Tour de France se repose. Nous aussi. Mardi le Tour sera dans les Pyrénées, nous leur laissons la place pour ne pas déranger, c’est ça la classe. 

Un remerciement à tous les participants à ce voyage Rugissants cuvée 2018.

Un clin d’œil spécial à Fabien sans qui rien ne serait possible aux Rugissants et qui en plus d’être la cheville ouvrière de la semaine devait traiter, bien qu’il soit en vacances, des affaires urgentes pour son boulot !

Texte de Loïc, images de Fabien.


5e étape : Foix – Molitg les bains    140 km   /   D + : 2 250 m

Météo : temps couvert mais sec, températures fraîches entre 15 et 20°, vent favorable

Avec la participation maximale de 16 Rugissant(e)s :  Aurélie / Emilie / Karine / André / Bruno / Damien / Fabien / François /  Jean-Luc / Julien / Loïc  / Mathieu / Mickaël / Patrice  /  Serge / Thomas

Tout le monde était frais, même le temps…

Pour cette étape au superbe profil de moyenne montagne, agrémentée de cols champêtres assez longs mais de difficulté moyenne, riche de somptueux panoramas, la météorologie ne fut pas parfaite mais l’essentiel fut préservé : un temps sec et un vent favorable. Par contre il a fait vraiment frais, et pas qu’au sommet des cols. 

Hier soir nous avions le choix pour dormir à Foix. L’ami Serge qui s’était chargé de la réservation dans cette ville, avait sélectionné 2 hôtels il y a quelques semaines. Serge est du genre étourdi, il faut le savoir. Donc hier soir nous prenons possession de nos chambres et dans la soirée il a reçu un coup de fil de l’autre hôtel qu’il avait oublié de décommander et qui commençait à s’inquiéter, lui demandant à quelle heure notre groupe arrivait… Du Serge quoi !

Ce matin au départ de l’étape, le peloton avait considérablement grossi. C’est un peu l’inverse du Tour de France qui élimine beaucoup de coureurs et va finir sur les Champs-Elysées avec uniquement des gars de l’équipe Sky qui vont mettre tout le monde hors délais ! Nous, nous conservons tout le monde, et même nous en ajoutons, et pourtant il y a de sacrés écarts dans les cols. Nous mangeons plus le midi aussi depuis l’arrivée des renforts. Thomas emmène l’ensemble du peloton dans des repas bien charpentés, Julien a reporté son jeun prévu à une date non communiquée, Serge passe et repasse voir la pâtissière pyrénéenne tellement la tarte aux pommes est bonne et pas chère. Bref, aucune fringale à signaler. Karine, notre ULN (Ultra Légère Non motorisée) est la plus raisonnable et amène ses produits de sportive à table pour la collation de midi.

Trois crevaisons supplémentaires aujourd’hui, d’abord Serge qui crève à l’arrêt puisqu’au redémarrage après la pause café son pneu est à plat, ensuite Emilie au sommet d’un col et enfin François au pied d’un autre. Nous en sommes à cinq depuis le départ, il faut dire que nous ramassons pas mal de gravillons sur certaines chaussées.

Belle balade sportive en cette journée de fin d’hiver (officiellement nous sommes en juillet), montée au milieu d’une végétation de feuillus et avec des routes bordées de fougères puis sur un plateau qui n’était pas sans évoquer le Jura, de longues descentes aussi évidemment qui permettent de se faire plaisir, et au moment du basculement dans le dernier col en direction de Prades, une rupture spectaculaire de la végétation qui devient garrigue et pins.

Les jolies routes du début d'étape

Ce soir nous sommes dans le grand hôtel de Molitg-les-Bains, superbe endroit en pleine campagne dans le bas du col de Jau. Cet hôtel dispose de thermes et accueille beaucoup de curistes. Au menu du soir : soupe de melon au basilic, pavé de saumon sauce safran, gratin de courgettes (pâtes rajoutées pour cyclistes, ouf !) et en dessert un clafoutis à la pêche. Le repas est excellent. La piscine a fait du bien aux jambes aussi, il faisait meilleur dans l’eau que dans l’air.

Le village d'Axat

Photo collective au très beau salon après le repas et c’est la clôture de notre dernière soirée itinérante. Demain nous repartons en direction de la côte, nous avons rendez-vous avec la mer Méditerranée sur la côte vermeille après avoir salué l’océan Atlantique sur la côte basque en début de semaine. Entre les deux, toute une série de bien belles ascensions dans les montagnes des Pyrénées. Les parcours furent variés puisque nous n’avons pas fait que des cols, mais aussi des montées, parfois des ascensions, ou encore des côtes… ;)

Tout est dans le dosage ! Lorsqu’on a conçu le parcours cet hiver avec Fabien on s’est dit que ce serait bien de passer par là, ou encore par là, et aussi par là, voire pourquoi pas par là mais alors en option. Alors que nous approchons de la fin du voyage, les gentils participants n’ont pas l’air de nous en vouloir.

    « In Fab’ we trust » est la devise du club.

Le sommet du dernier col de la journée !

Texte de Loïc, images de Fabien.


4e étape : Bagnères de Bigorre – Foix    146 km   /   D + : 1 650 m

Météo : temps couvert, averses en fin d’étapes, température entre 19 et 22°, vent favorable

Avec la participation de :  Aurélie / André / Bruno / Fabien /  Jean-Luc / Julien / Loïc  / Mathieu / Patrice  /  Serge

Entre côtes

Aujourd’hui nous sommes partis sous une brume humide de Bagnères, puis le temps est resté couvert toute la journée et même quelques bonnes averses ont fait leur apparition en approchant de Foix, dans l’Ariège.

Dix kilomètres après le départ, une très longue côte amène au beau château médiéval de Mauvezin, parfaitement conservé et qui domine tous les vallons alentours.

Le Château de Mauvezin

Puis il y a une cinquantaine de kilomètres en rythme soutenu sur du plat ou des faux plats descendants, ce qui est rare depuis le départ. Repas à Saint Girons et dernier segment pour rejoindre Foix. Nous traversons sur notre itinéraire le hameau de Patrac, ce qui n’est le cas d’aucun d’entre nous. Les villages de Cuguron (avec un « g ») et d’Artigues nous évoquent quant à eux la Provence. Devant de nombreuses maisons, des hortensias de couleur bleue, blanche ou rose forment un décor élégant, comme dans ma chère Bretagne natale. Tout lien avec une certaine régularité dans les précipitations ne serait que pure coïncidence. Les rivières dévalent à gros bouillon tous les torrents pyrénéens que nous franchissons, la Garonne est bien grosse aussi, et les collines sont verdoyantes depuis le départ de Biarritz. Il y a des orages ou des précipitations tous les jours dans le coin depuis un moment. Le climat est en pleine mutation semble t-il, heureusement Trump devrait nous arranger ça par son sens du dialogue et du compromis.

Quelques drapeaux français sur des maisons nous rappellent aussi que nous roulons dans ce pays merveilleux des champions du monde de football 2018 (et aussi 1998, sans compter qu’en 2006 on était les meilleurs aussi mais bon il y a eu le coup de boule de Zizou et les pénos...). Fabien qui ne comprend rien à ce sport s’en fiche complètement, j’ai beau essayer, je n’arrive pas à l’intéresser. Il suit le tour de France, une drôle de randonnée cycliste où les spectateurs font chuter les champions ou leur donnent des coups de poing, mais à la fin il n’y aura plus que des Sky à Paris. Enfin passons…

Saint-Girons, halte idéale pour déjeuner !

Après la fin de l’étape, Julien qui partage notre chambre nous congratule pour la difficulté des parcours du voyage. Il avoue être un peu « rincé » comme on dit dans le milieu des cyclistes ;). Il semblerait que nous ayons un peu forcé la dose sur les étapes de transition… Mais comme Juju est du genre à rigoler en toute circonstance, il nous garde son affection. Je vais envoyer Fabien dans les autres chambres voir si c’est aussi le cas des autres gentils membres…

En tout cas lors de mon tour camion en dernière partie de l’étape, j’avais un squatteur à côté de moi qui a piqué un petit roupillon. Ce cher Serge avait besoin d’un peu de repos ;)

Pour les nouvelles des autres, elles sont aussi très rassurantes : Jean-Luc et André sont à l’aise dans les montées. 

Dans nos jeunes et nouveaux venus dans l’expérience des gens du voyage, il y a Juju qui en bon vivant aimant le sport et aussi la flanerie oscille dans ses prestations cyclistes, tout comme notre petit couple Aurélie et Matthieu. 

Fabien est toujours celui qui laisse des traces Strava partout où il passe, Patrice gère ses performances selon les montées, ce qui n’est pas facile avec ses soucis de tendinite. Bruno est moins saignant que lors du week-end Rugissant 2017, là encore des petits soucis avec la cuisse gauche, mais enchaîne sans problème les étapes pour son premier voyage avec nous.

Fabien, Serge et moi avons fait tous les voyages à vélo des Rugissants depuis 2011, on est rodés, mais pas érodés.  

Hier Bruno nous traitait de communistes, ce que l’on pouvait interpréter comme une certaine brutalité du régime des Rugissants. Mais en fait non, c’était juste qu’il mettait tout à gauche dans le col du Tourmalet, nous voilà rassuré. Pour les non-initiés, en terme cycliste, mettre « tout à gauche » signifie être sur le plus petit plateau et le plus grand pignon. Pour ceux qui ne comprennent vraiment rien à ce sport, cela signifie être sur le plus petit développement. Pour les réfractaires à l’effort en général, cela veut dire « mouliner au max ». Pour les purs sédentaires, « être un peu cuit… »

Ce soir, des Rugissants arrivent de toute part à vélo pour converger à Foix. Nous de l’ouest depuis Bagnères, Mickaël de l’est depuis Molitg-les-Bains, Emilie, Damien, Karine et Thomas du nord depuis Carcassonne, François et sa femme (qui ne fait pas de vélo) nous rejoignent aussi pour le week-end. Demain nous roulerons donc à 16 pour pénétrer dans les Pyrénées orientales.

Nous sommes au complet !

Hier au sommet du col du Soulor où nous avons collationné, il y avait de nombreuses brebis en liberté. Certaines très familières viennent même entre nos chaises, pour quémander un peu d’affection très probablement. L’occasion était belle d’engager la conversation avec l’une d’entre elles, à qui j’offre un peu de mon sandwich au fromage de brebis et au jambon, sans penser à mal :

- Non, sans façon, jamais de viande me fait-elle d’un signe de tête.

- Ah bon, vous êtes vegan ? 

- Non, mais j’évite de manger des collègues, ou tout autre espèce d’ailleurs.

- Je comprends.

Pendant que je devisais avec ma brebis et que nous commencions à parler politique, je voyais bien que Sergio, qui est le plus frileux d’entre nous, examinait avec envie l’épaisseur du manteau de laine de l’animal. 

Visiblement cela rendait la brebis neurasthénique de voir que Serge envisageait de la tondre pour améliorer sa protection thermique en descente, sans compter qu’on lui piquait son lait tous les jours pour faire du fromage et qu’elle était sans nouvelle de son agneau. 

J’ai compati, et repris la route avec les autres, qui abusent de la charcuterie... 

Texte de Loïc, images de Fabien.

 

3e étape : Oloron Sainte Marie – Bagnères de Bigorre  150 km   /   D + : 3 500 m

Météo : très beau temps, température dépassant les 30°, vent faible

Avec la participation de :  Aurélie / André / Bruno / Fabien /  Jean-Luc / Julien / Loïc  / Mathieu / Patrice  /  Serge

Cols à la beauté ostensible et aux pentes très apparentes

Aujourd’hui Jean-Claude est revenu, mais avec 120 chevaux sous le capot. Il rentre sur Aix demain avec sa femme Nicole et ils nous ont surpris et accompagnés en voiture dans le Tourmalet. Le soir ils ont même trouvé une chambre dans notre très bel hôtel (merci Régis pour cette réservation ! On pense à toi qui a été cette année privé de voyage par une sévère chute début juin). Nous avons dîné avec eux. Moment très sympa.

Et à part ça ? Une petite étape démarrée à 8h du matin et terminée à… 19h30. On travaille à mi-temps, 12h par jour comme disait Coluche. D’accord elle faisait 150 km et 3 500 m de dénivelé, comportait quelques montées d’approche des Pyrénées assez saignantes, suivies d’un col difficile (le Soulor) et enchainé avec un col hors catégorie (le Tourmalet), ce qui doit expliquer la longueur de cette journée !   

Demain l’étape est dite de « transition », elle ne fera que 146 km, ça fait quand même 4 km de moins qu’aujourd’hui ! On va se faire lyncher avec Fabien avant la fin de semaine… Bruno a traité notre étape de « communiste » sur les réseaux sociaux. Et alors ? C’est mal de croire à la rééducation par le travail des camarades qui s’écartent du dogme ? ;)

Plus sérieusement, le parcours fait moitié moins de dénivelé demain, aucun Rugissant ne devrait être sévèrement maltraité comme ce fut le cas aujourd’hui. Ajoutons que tout le monde fit preuve de courage et de ténacité, et la bonne humeur fut au rendez-vous du bon dîner. 

Je voulais vous entretenir d’un dernier sujet. Dans ma chambre il y a type bizarre. Hier soir, on rigolait vers minuit (on se couche tard…) et avant de se relever le lendemain à 6 heures (on se lève tôt…) et l’endormissement semblait être près à se faire sur un mode traditionnel. Et puis d’un coup Fabien, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a arrêté de parler. Paroles remplacées en moins d’une minute par une espèce de soufflerie, le gars ronflait. Jusque là, normal. Mais à peine une minute plus tard, et dans son sommeil, il a commencé à tenir des propos très cohérents sur son boulot mais qui je dois le reconnaître me concernaient peu. Je me suis dit que le jeune était possédé et j’ai pensé contacter un exorciste. Et puis les paroles se sont arrêtées aussi rapidement qu’elles étaient venues et la soufflerie a repris. On ne m’enlèvera pas de l’idée que l’excès d’effort n’est pas toujours bon pour la santé.

Aujourd’hui l’étape était superbe et le temps beau et chaud, ce qui n’était pas gagné au départ. Pour rejoindre le pied du col du Soulor par le nord, nous faisons une cinquantaine de bornes, les trente dernières dans des petites routes magnifiques qui serpentent entre les collines à vaches. C’est très agréable à l’œil, et les jambes font l’effort de bonne grâce de franchir les vallonnements abrupts.

Ensuite nous abordons le col du Soulor, 12 kilomètres de montée assez pentue dans l’ensemble. Le paysage devient sublime. Du coup les jambes font l’effort.

Jean-Luc dans le décor sublime du col du Soulor

Nous réalimentons le peloton en haut du col et faisons un long arrêt. Après une rapide descente grâce aux fortes pentes, nous partons cette fois en direction du col du Tourmalet. Le paysage nous écrase de sa magnificence, et les jambes font l’effort, pas trop le choix… Les longues portions avec des pentes autour de 10 % se succèdent, notamment autour de Barrèges et dans la partie sommitale du col. La chaleur est forte, dépassant légèrement les 30° en bas de cette montée mythique.

Matthieu et Julien dans les derniers mètres du Tourmalet

Après une petite heure au sommet, nous nous engageons dans la très longue descente qui nous conduit jusqu’à Bagnères-de-Bigorre, terme du parcours du jour.

A Oloron nous étions arrivés une minute avant l’orage. Aujourd’hui c’est une heure, il y a progrès. Mais je ne sais pas si notre bonne étoile météorologique va persister.

Petite anecdote : nous avons essayé de cacher à Aurélie, qui adore les bêtes, les animaux écrasés (une brebis, quelques hérissons…), même les rats crevés pour ne prendre aucun risque. Mais bon ce n’est pas évident, cela oblige à dépêcher un Rugissant en éclaireur ;)

En conclusion, tout le monde fait preuve d’un bel allant, et il fallait mieux en avoir aujourd’hui.

Le groupe au sommet du toit du voyage des 10 ans des Rugissants

Texte de Loïc, images de Fabien.


2e étape : Biarritz – Oloron-Sainte Marie  113 km   /   D + : 1 600 m

Météo : beau temps devenant orageux en fin d’étape, température atteignant les 30°, vent faible

Avec la participation de : Aurélie / André / Bruno / Fabien /  Jean-Luc / Julien / Loïc  / Mathieu / Patrice  /  Serge

Du Pays Basque au Béarn

Aujourd’hui on n’a pas revu Jean-Claude. Mais tout va bien, il a juste préféré rester au Pays Basque chez sa fille, c’était prévu.  

Nous avons quitté Biarritz sous une petite brume d’entrées maritimes pour rejoindre dans un premier temps la rivière Nive. Nous la remontons par une bien agréable piste cyclable le long de la berge. Evidemment quelques blagues fusent : « on n’est pas sorti de la berge… » ou pour les cyclistes cinéphiles qui apprécient ce passage rare de l’étape sans aucun dénivelé : « le bonheur est dans le plat ». 

Eh bien justement, le plat ne dure pas longtemps par ici. En franchissant la Nive et en quittant la berge, changement soudain de profil, nous commençons un enchaînement quasi ininterrompu de montagnes russes jusqu’à l’arrivée. Il y a pas de col au programme aujourd’hui, d’où son nom d’étape de « transition », seulement une douzaine de côtes qui font entre deux et cinq kilomètres et sont souvent typées « basques », c'est-à-dire du genre « raides ».

Aujourd’hui ça bosse !

Il fait déjà plus de 20° le matin mais Sergio a mis ses manchettes. Le garçon est très sensible des coudes vraisemblablement et craint de s’enrhumer par là. Nous abordons la route impériale des cimes jusqu’à Hasparren, chaussée peu fréquentée et  fort jolie, parsemée de larges panoramas sur les Pyrénées, ce qui sera d’ailleurs le cas pour l’essentiel des routes du jour qui nous conduisent du Pays Basque au Béarn.

Dans la campagne riche en collines verdoyantes, Matthieu est victime d’une crevaison, la première du voyage. Bruno ayant essaimé ses deux cartouches la veille dans les soubresauts d’une descente de col, nous utilisons les méthodes traditionnelles pour regonfler son boyau : la pompe et l’huile de coude. Aurélie, l’amie de Matthieu, profite de cet arrêt pour parler avec des ânes. Pas de méprise, aucun Rugissant dans le lot, non, il s’agit de vrais ânes dans un champ et comme Aurélie adore les bêtes, elle leur parle. Robert Redford faisait pareil dans son film « l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. » Nous appellerons donc désormais Aurélie, « la femme qui susurrait à l’oreille des ânes. » Je ne sais pas si elle fait pareil avec Matthieu le soir pour qu’il dorme d’un bon sommeil ?

Les routes verdoyantes du jour

Petit repas de sandwichs à Mauléon, hier c’était à l’heure espagnole aujourd’hui dès 13 heures, la troupe est contente. Après le repas, joli petit final d’une trentaine de kilomètres jusqu’à Oloron. Nous arrivons à notre hôtel exactement une minute chrono avant l’orage et ses trombes d’eaux, il semblerait que nous ayons eu de la chance !

Très facile aussi de repérer le camion sur le parking en face de l’hôtel  puisque Sergio qui assurait le dernier relais camion a laissé les « warnings ». Le « gentil monsieur » tel que l’a surnommé Aurélie est du genre « gentil monsieur tête en l’air ».

Le tour de France arrive encore après nous aujourd’hui et a fait moins de kilomètres. Pourtant c’est eux qu’on voit à la télé. C’est ridicule car on sait déjà que le vainqueur sera un Sky, ou alors un Sky, à moins que ce ne soit un Sky. La vie est injuste…

A l’arrivée des étapes, il y a à chaque fois dans ma chambre un type bizarre qui passe deux heures à s’oindre d’huile et à s’étirer fibre musculaire par fibre musculaire. Il s’appelle Fabien et à part cette particularité très singulière dans notre groupe, c’est un type tout à fait normal et un compagnon de chambre apprécié. D’ailleurs beaucoup de monde défile dans notre chambre, c’est gênant. Enfin on est des gens accessibles et nous signons les autographes de bon cœur.

Patrice avec les Pyrénées en arrière-plan !

Bruno lui vient nous voir dans notre chambre pour poser immédiatement une réclamation : sa chambre comporte deux lits simples alors que Fabien et moi nous avons deux lits doubles. Privilège des organisateurs ou coup de bol, le soupçon plane… ;)

Demain, au programme, des grands cols pyrénéens mais une modification liée à la météo dégradée prévue dans l’après-midi. Nous partons tous en shuntant le col de Marie-Blanque pour privilégier Soulor et Tourmalet. Si le temps est suffisant car l’étape fait déjà 150 km, si la météo le permet, si les jambes sont d’accord, certains ajouteront le col de la Hourquette  d’Ancizan après le Tourmalet.

Texte de Loïc, images de Fabien.


1ère étape : Biarritz – Biarritz (Tour du Pays basque)  131 km   /   D + : 2 400 m

Météo : beau temps, température de 25°, vent faible

Avec la participation de : Aurélie / André / Bruno / Fabien / Jean-Claude (en guest star pour cette seule étape) / Jean-Luc / Julien / Loïc  / Mathieu / Patrice  /  Serge L.

Une bien belle journée au Pays Basque

Le parcours prévu prévoyait 2 cols et 1700 m de dénivelé. Nous en avons fait 3 pour un dénivelé de 2400 m… 

La boulette, la grosse boulette ! A cause d’un espèce d’âne qui non seulement ne lit pas bien son GPS mais en plus persiste dans son erreur et emmène son groupe avec lui. Cet âne, c’est moi, je croyais pourtant très bien connaître le Pays Basque pour l’avoir abondamment pratiqué à vélo. Donc nous n’avons pas fait le 2e col prévu mais à la place un col nettement plus dur et à la route totalement défoncée en plus. Et de « bons » passages avec des pentes à plus de 15 % (passages à 18/20%). Et ensuite pour retrouver l’itinéraire nous avons dû faire un 3e col absolument extraordinaire de beauté et à l’asphalte parfait mais très difficile aussi et pas du tout prévu au programme ! J’ai pensé que je n’aurais plus d’amis le soir à l’arrivée de l’étape mais tout le monde a été très sympa. Sans doute parce que tout le groupe est dans une excellente condition physique et apte à encaisser cette surcharge de travail.

Les paysages incroyables du Pays Basque

Et à part ça ? Le Pays Basque est un bien beau pays. Mais au climat toujours incertain. Au point que la veille pour le transfert d’Aix-en-Provence à Biarritz, les 3 Rugissants dans le camion ont mis 1h30 de plus que prévu à cause des bouchons à Arles, Nîmes, Toulouse, et de l’autoroute coupée car inondée à hauteur de Tarbes. Du côté des 7 qui ont pris le train c’était pire car eux ont perdu 4h sur l’horaire prévu ! Voie ferrée inondée entre Castelnaudary et Toulouse ! 

Aujourd’hui, après dissipation des brumes matinales nous avons eu un temps superbe. Photo de groupe du début de voyage au rocher de la Vierge, lieu emblématique de Biarritz. 

Le Pays Basque c’est mer et montagne associées. Côté mer nous sommes allés de Biarritz à Hendaye en passant par St Jean de Luz. Pause café à Hendaye face aux surfeurs qui chevauchent de belles vagues. Ensuite la montagne qui se jette dans la mer nous accueille avec plaisir. Les cols basques sont très difficiles en règle générale. Ils sont égayés par la présence de quelques chevaux Pottoks (sortes de poneys, très jolis). Cela nous rappelle les cochons aux bords des routes en Corse, mais le Pottock ne se mange pas. Où alors à l’extrême limite par un Rugissant qui subirait une grosse fringale.

Les Rugissants en vacances dans le Pays Basque !

Après un petit tour en Espagne d’une trentaine de kilomètres autour de la Bidassoa (fleuve frontière), nous regagnons la France et arrivons pour la pause repas à Ainhoa, très joli village de l’arrière pays. Passage prévu à 13h, il est 14h30, à cause d’un âne, mais je vous en ai déjà parlé.

Seuls au monde !

Après le repas, un peloton motivé mets les bouchées doubles pour terminer l’étape.  Nous arrivons à Biarritz avant Alaphilippe au Grand Bornand et pourtant c’est lui qui est déclaré vainqueur, la vie est injuste. 

Texte de Loïc, images de Fabien.


En route pour le 10ème événement annuel d’importance et le 8ème voyage des Rugissants. Au regard du succès de la Corse où nous serons près de 30 (c’est historique !) et des 2 premières spéciales où nous approchons également les 30 participants, l’accent a été mis sur un parcours accessible, avec le minimum de contraintes en termes d’organisation, notamment pour ne pas augmenter le budget habituel et permettre à celles et ceux qui le souhaitent de nous rejoindre pour les deux derniers jours qui tombent un week-end.

Le voyage aura lieu du lundi 16 au dimanche 22 juillet : le premier jour sera l’objet d’un transfert jusqu’à Biarritz puis suivront 6 étapes pour nous mener jusqu’à Perpignan, soit un format plus compact que certaines années où nous faisions 8 étapes.

Direction cette année la Côte Basque pour démarrer de Biarritz en alternant comme toujours les différents types de profil :

  • deux jours au cœur du Pays Basque (ce qui permettra de se dispenser du camion pendant 1 journée),
  • possibilité non négligeable pour les amateurs d'un bain dans l'océan de le faire les deux premiers jours à Biarritz,
  • une étape mythique avec la trilogie de cols : Marie-Blanque / Aubisque / Tourmalet (possibilité de ne pas faire Marie Blanque et/ou le Tourmalet sans avoir à monter dans le camion),
  • un final grandiose dans l'arrière pays catalan et sur la côte Vermeille (Banyuls-sur-mer / Collioure / Port-Vendres),
  • possibilité de rejoindre le groupe sur les deux dernières étapes du samedi 21 et du dimanche 22 juillet,
  • distance moyenne quotidienne réduite par rapport aux deux dernières années.
https://sites.google.com/a/lesrugissants.com/s2018/2018/v2018/Logo%20@voyage.png

Précision utile : il ne s’agit pas de la traversée des Pyrénées, le but est bien de varier les profils et d’alterner les étapes faciles avec les parcours plus exigeants. 

Nous vous invitons à consulter la présentation envoyée par mail sur laquelle figure toutes les informations/profils/cartes (projet, texte et mise en page de Loïc et Fabien).

L'organisation est lancée, les hôtels sont en cours de pré-réservation.

Vous pouvez d'ores et déjà vous inscrire en regardant vos mails !

Cliquer sur le logo pour voir les étapes sur Openrunner
Nom de recherche: @voyage.



Le col du Tourmalet, un des grands moments de notre voyage 2018 !