Samedi 27 avril - Sortie Spéciale La Dracénie










Le résumé : 

2ème spéciale 2019, samedi 27 avril, Le Haut Var. 115 km – D+ : 1 950 m

Météo : beau temps frais (12° au départ / 19° max) – vent violent.

19 participants :

Avec nos filles : Anne-Lise, Françoise, Karine, Isa.

Avec nos gars : André J., Brice, Fabien, François B., Greg, Jean, Jean-Claude, Jean Pierre Bonnafoux, Jean-Pierre Bonnet, Loïc, Michel, Patrice, Sébastien B., Thomas, Udo

Après le parcours en 8 au départ du Muy vers le sud il y a un mois, cette fois Fabien s’est dit que ça serait bien de mettre le 8 à l’envers. Vous me direz que ça fait toujours un 8. C’est pas faux, mais vers le nord cette fois, direction donc le Haut-Var et la Dracénie.

Les nouvelles tenues des Rugissants (collection très réussie élaborée en 2018) étaient largement à la fête cette fois-ci et furent plébiscitées par les trop rares spectateurs présents sur le parcours.

Malheureusement je ne peux pas trop vous raconter ce qui s’est passé durant cette spéciale, du moins à l’avant dans les montées, vu que j’étais aux fraises (c’est l’expression cycliste consacrée) durant toute la sortie. Je peux juste affirmer qu’il n’y avait personne derrière moi, et c’est rassurant psychologiquement de savoir que personne ne peut plus revenir de l’arrière.

Les plateaux verdoyants du Haut-Var

Ce que je peux dire quand même c’est qu’on est parti à l’heure, ce qui est une belle performance. Il faisait frais mais supportable au départ avec 12° (c’était 2° au départ lors de la sortie spéciale précédente…). Le café s’est pris dès le premier village au bout de 3 kilomètres pour éviter les plaintes. Dans le bar il y avait un baby-foot, je propose une partie à Brice vu que c’est le seul sport où je peux le battre… Malheureusement, pas le temps, Fabien est très pointilleux sur les horaires et sonne le rassemblement.

A la sortie immédiate du village, une petite côte à fort pourcentage, pour faire glisser le café. Ensuite, en gros ça monte pendant soixante kilomètres mais sans pourcentage excessif. Nous passons tout près de Draguignan, pour André ça lui rappelle de longues années de magistrature et de vélo qu’il raconte avec tous les détails à Jean-Claude. Hélas une côte l’oblige à interrompre son exposé alors qu’il en était encore à l’année 1974 (sous réserves).

Nous avons roulé vers le nord avec un violent vent de face. Ça devait être dur devant…vu que c’était déjà dur derrière. Nous nous sommes enfoncés dans des petites routes montantes de plus en plus belles, tourmentées, et désertées, avec de jolis panoramas allant jusqu’à la vue sur la mer pourtant distante de 50 kilomètres au moins. Dans un col nous croisons des chèvres brunes très élégantes stationnées au bord de la route pour nous regarder passer. L’une d’elle aurait même dit en me voyant passer en dernier « tiens, un confrère ! »

Le groupe a pu profiter des vues dégagées sur les montagnes du Haut-Var

Nous montons autour de 1200 m d’altitude dans des paysages alpins entre le camp militaire de Canjuers et le toit du Var. Pour Michel cela lui rappelle son service militaire dans ce camp et il retrouve ses jambes de vingt ans. Les routes sont belles et on en prend plein les yeux, merci Fabien.

Nous faisons la photo de groupe dans le magnifique village perché de Mons (allez-y, vous ne serez pas déçu, c’est un peu perdu mais quelle beauté !). Le mieux est d’y aller à vélo, mais ça monte.

Le village perché de Mons

Pour les quarante derniers kilomètres, beaucoup de descentes très plaisantes et avec le vent qui souffle maintenant de derrière. En fin de sortie nous roulons sur une ancienne voie ferrée réaménagée en route. Cela fait un peu tôle ondulée mais c’est beau et calme. Le final se fait en faux plat descendant avec un vent latéral toujours aussi violent qui nous rappelle que nous sommes des chevaux légers.

Un mot sur l’importance du casque : Jean Pierre Bonnafoux était en retard au départ parce qu’il avait oublié cet attirail essentiel de notre panoplie de cycliste, et s’en rendant compte sur le trajet en voiture pour le Muy, il était très raisonnablement retourné le chercher chez lui. Cela l’a obligé à partir après nous et à une course poursuite pour nous récupérer au bout de 50 km et on pourrait se dire qu’après tout il aurait bien pu rouler sans pour une fois. Or il se trouve que dans une descente en fin de parcours, Thomas qui descendait fort a fait une chute dans une épingle dangereuse avec le ravin tout proche. Bilan : aucun bobo hormis quelques éraflures, mais surtout il examine son casque et constate que celui-ci est fendu, donc qu’il a sèchement heurté le goudron avec la tête. Imaginez sans casque…

Le groupe au cœur des forêts du Pays de Fayence

Le repas se déroule au même endroit que la dernière fois et est très bon. A tel point que nous avons décidé de toujours manger là lors des sorties spéciales désormais. Comme la prochaine est prévue dans la Drôme, le parcours initial de 115 km en fera en réalité 452 mais bon, faut savoir ce qu’on veut ! J

Nous nous quittons après le repas en milieu d’après-midi avec le sentiment d’avoir encore passé une sacrément belle journée !

Un resto bien mérité !

Texte de Loïc complété par Fabien.

Mise en images par Fabien (merci à Thomas pour ses photos).


Les participants :

Le groupe au complet à Mons